ACTUALITES

BULLETIN DE CONTACT 2014

Chers Adhérents,

Comme vous le constaterez à la lecture de notre bulletin d’informations, les résultats de l’année 2012 présentent un solde négatif. Même si cela n’est pas très alarmant, il n’en demeure pas moins que le nombre de renouvellements baisse d’année en année, tout comme le nombre de nouvelles adhésions, comme le font apparaître les tableaux ci-dessous :

année 2008 2009 2010 2011 2012
nombre d’adhésions 540 612 542 515 431
variation en % d’une année sur l’autre + 13% +19% - 11% - 5% - 16%

année 2008 2009 2010 2011 2012
nombre de renouvellements 913 865 809 744 687
variation en % d’une année sur l’autre - 8% - 5% - 6% - 8% -8%

Nous avons donc, plus que jamais, besoin de votre renouvellement
NOUS COMPTONS SUR VOUS

Compte rendu du Conseil d’Administration de Septembre 2013

Après un rappel des chiffres publiés par la FFSA (Fédération Française des Sociétés d’Assurances) pour 2011 : qui nous informe que les assureurs ont collecté 19 milliards d’euros en primes d’assurances automobiles et reversé de l’ordre de 15,5 milliards en indemnisations (13,76 milliards hors frais de gestion selon SRA), soit un différentiel de
+ 3,5 milliards d’euros !!!……..

Lors de la réunion, il est procédé aux analyses suivantes qui éclairent l’érosion que nous constatons tant au niveau des adhésions que des renouvellements. Cinq points majeurs sont avancés :
1. Les contrats de protection juridique proposés par les assureurs (quasi) systématiquement dans le cadre de l’assurance automobile, mais également d’habitation et autres, permettent à l’assuré de faire jouer cette garantie lorsqu’il rencontre une difficulté. Et, de ce fait lui donne une impression de sécurité qui lui suffit et l’éloigne de nos services.
Les résultats ne sont certainement pas à la hauteur des enjeux dès lors que les différents se règlent entre compagnies (quand ce n’est pas à l’intérieur de la même société ou mutuelle)

2. La perte de clientèle que connaissent les assureurs au profit des organismes spécialisés dans la vente d’assurances par Internet, se répercute également pour la Ligue. D’où techniquement une baisse correspondante dans les recours à notre désavantage.

3. La diminution constante, depuis 2001, des accidents corporels et matériels de la circulation automobile (source OINSR sécurité routière bilan annuel 2012)

année 2009 2010 2011 2012
nombre de tués 4.273 3.992 3.963 3.653
coût des tués en Md€ 5,3 5,0 5,0 4,5
nombre de blessés 33.323 30.393 29.679 27.142
coût des blessés hospitalisés 4,3 4,0 3,9 3,6
coût moyen de l’accident matériel, 6.526 6.644 6.783 6.933
en cas de corporel, en euros

Le coût des accidents matériels est en baisse de 4,9% entre 2008 et 2009, et de 6% entre 2010 et 2011. Il l’est encore en 2012
Le coût moyen de la réparation a peu varié depuis 2003 et s’élève à 1200 euros environ.
D’où des indemnisations plus faciles avec peu ou pas de problèmes au profit de l’assuré et ceci du fait des bons résultats obtenus année après année en matière de sécurité routière.
Les assurés bénéficiant, en apparence, de règlements plus rapides et moins tatillons ne cherchent pas à savoir si leur indemnisation est calculée correctement et complète.

4. L’épouvantail brandit dans le cadre de la Loi HAMON, permettant à l’assuré de résilier son contrat à tout moment, a freiné, dans un premier temps, les compagnies qui comptaient procéder à des « augmentations raisonnables » des primes annuelles. On a même constaté des initiatives surprenantes de la part de la Maif et de la Maaf s’engageant soit à geler le montant de la prime en 2013 et en 2014, voire encore mieux, diminuer de 5% en 2014 !!! Il y a de quoi rester perplexe !!
Mais le consommateur « avale sans broncher», et ne se questionne pas face à ces apparentes bonnes nouvelles
5. Il en découle que le niveau de concurrence entre les compagnies les oblige à freiner leur appétit et à tout faire sur le plan commercial pour « conserver » le client, et lui assurer les conseils dont ils ont l’obligation. L’assuré se sent dorénavant plus en sécurité et recherche moins à savoir si ses droits sont respectés
6. Une publicité médiatique tenant du matraquage. A force de répétition l’intéressé est convaincu….de la générosité des assureurs….

Les assurés acceptent de plus en plus facilement les propositions d’indemnisation de leur assureur !!
Ils ne cherchent pas non plus à connaitre s’ils paient trop pour leur prime annuelle…. et pourtant les comparateurs en ligne existent sur les sites Internet mais le réflexe n’est pas encore acquis.

Les prévisions  -
Comme les années précédentes :
Nous constatons que peu de choses ont changé pour les consommateurs
L’an passé nous avions pronostiqué que les choses allaient probablement changer dans les années qui viennent, nous y sommes :
Tendances pour 2014 :
En milieu d’année 2013 le cabinet Facts & Figures prévoyait une augmentation de 2% pour l’assurance automobile en 2014.
Aujourd’hui, malgré les positions prises par la Maif de ne pas augmenter la prime en 2013 et 2014 et par la Maaf, qui, non seulement suit la même voie mais renchérit en accordant une remise de 5% à ses assurés, les autres compagnies d’assurances ne suivent pas et annoncent des augmentations pour les primes qui devraient croître jusqu’à 2,8 %, et ce, sur plusieurs années.
Et, en ce qui concerne l’habitation de 2,5 à 5 % ».
Les justificatifs invoqués pour ces augmentations importantes (en période de crise et de difficultés) sont les suivantes :
Pour l’automobile, la hausse est due aux bris de glaces (pare brises cassés) et l’indemnisation des sinistres corporels.
Pour l’habitation les intempéries (neige, grêle, inondations…)

La Ligue s’élève avec force pour dénoncer de telles mesures injustes et injustifiées pour les raisons suivantes :
Les pare-brises cassés ne doivent affecter que la « prime bris de glace » et non l’ensemble de la prime annuelle
L’alourdissement des dommages corporels est une tromperie quand on sait que l’application de la procédure DINTILHAC a plus de trois ans et que la réduction des victimes des accidents de la route est constante depuis plus de vingt ans.
Il en est de même pour les intempéries, les assureurs veulent nous faire croire que la tempête Xynthia de 2010 se renouvelle chaque année…

Que nos adhérents, leurs familles et leurs connaissances ne se laissent pas attraire et prendre au piège de l’argumentation fallacieuse des assureurs

Par ailleurs, il est vraisemblable que la Loi HAMON dans le domaine de la consommation aura très certainement un impact sur les tarifs de l’assurance. Les assurés étant libérés de leur engagement envers leur assureur, ces derniers seront moins certains de conserver leurs clients. Quelles conséquences et quels réflexes pour les compagnies ? Prendre le risque d’une hausse des tarifs ou au contraire assurer un profil bas pour conserver leur clientèle ?

D’autres types d’assurances sont dans le collimateur : la mutuelle santé, la prime augmenterait de 2,5 à 3%

La prime annuelle pour l’assurance automobile et motocyclette des femmes reste orientée à la hausse pour se rapprocher de celle des hommes.

Les compagnies d’assurances continuent par tous les moyens à leur disposition pour faire progresser leur « business » dans pratiquement tous les secteurs ( + 18,5 % dans le secteur de l’assurance automobile, chiffres cités par la FNAA).
Et à grand renfort de publicité (en 2013 AXA assurances et MAAF assurances se placent respectivement au 77ème et 87ème rang des plus gros annonceurs de France avec des dépenses respectives de 59,1 et 54,7 millions d’euros en publicité), destinée à convaincre les Pouvoirs Publics et les consommateurs de leur actions citoyennes pour garantir le pouvoir d’achat des automobilistes et d’assurer leur confort….
Au risque de nous répéter, reprenons ci-dessous le paragraphe de l’an dernier, car l’argumentaire reste le même dans la bouche des assureurs et notre mise en garde reste, de ce fait toujours d’actualité :
Depuis plusieurs années : « Les catastrophes naturelles dues aux intempéries… » nécessitent et justifient l’augmentation de ce poste annuellement !!. Certes celles-ci existent et ont été répétitives, cependant en 2013 elles ont été moindres et plus localisées… (les assureurs auront tendance à mettre en place des différenciations par zones comportant plus de risques)
N’oublions pas que la Cat Nat est payée par les assurés sous une somme forfaitaire incluse dans le contrat
Les sempiternels arguments concernant la hausse du prix des pièces détachées et du coût de la réparation de l’automobile… (n’oubliez pas le différentiel positif de + 3,5 milliards d’euros à leur profit en 2011 !!)

Nous réitérons notre prédiction:

Les assurés vont se trouver prochainement à payer plus pour être remboursés moins

Pour faire face à la baisse du nombre de nouveaux adhérents et des renouvellements :

Nous saisissons toutes les associations de consommateurs pour créer des liens de coopération (la Ligue devenant destinataire des questions et problèmes des consommateurs sur le créneau touchant à l’assurance).
Parmi les réponses reçues, UFC Que Choisir du département 94 antenne Le Perreux-Bry a donné suite et a sollicité la Ligue, qui a réalisé, une demi-journée de sensibilisation auprès de ses bénévoles et responsables locaux.

1. De faire appel par tous moyens au bénévolat d’anciens collaborateurs de la sécurité sociale et des mutuelles spécialisées dans le secteur des personnes.
Notre appel a été entendu. Un ancien adhérent, Monsieur Patrice ROUSSEAU avait fait acte de candidature pour nous rejoindre. Actuellement il œuvre dans le cadre de sa spécialité : l’assurance Iard et dans sa zone : la région de Limoges.

En 2012-2013, nous avons été contactés par Monsieur Dominique LEPAPE, qui a fait acte de candidature. Monsieur LEPAPE est issu du monde de l’assurance, et tout dernièrement de la mutuelle Médicis où il était délégué régional. Il est titulaire de la licence professionnelle « Assurance-banque-Finance ». C’est un ancien Agent Général.

Examen des comptes de l’année 2012 :

L’examen des comptes de l’exercice 2012 fait apparaître un résultat net négatif de 1.389,11 euros. Ce résultat n’est, certes pas catastrophique, mais fragilise notre association car après un résultat positif en 2011 de 5.123,95 euros, nous retrouvons un résultat négatif comme en 2010 (il était de 2.520 euros).

EXTRAITS DE QUELQUES AFFAIRES GAGNEES EN 2013

NON RESPECT DES DELAIS DE RESILIATION

Caroline adhère à un contrat auprès de la SOGECAP, lui permettant de bénéficier d’indemnité journalière en cas d’arrêt de travail et d’un capital décès pour ses ayants droit. Elle tombe gravement malade, suit un lourd traitement médical et demande à bénéficier de la garantie incapacité de travail. La SOGECAP lui réclame sans cesse de nouveaux documents, les mois passent, l’assureur ne règle pas les indemnités journalières et fait traîner le dossier. Lassée des demandes successives de l’assureur, elle demande la résiliation du contrat, sans respecter le délai de préavis imposé au contrat. Cette résiliation tombe à point pour l’assureur apparemment qui l’accepte immédiatement. Hélas Caroline décède peu de temps après. Ses ayants droits demandent le versement du capital décès ainsi que des indemnités journalières, c’est un refus de la part de l’assureur. La ligue intervient auprès du médiateur pour dénoncer de telles méthodes, ce dernier considère que l’assureur a violé ses propres dispositions contractuelles, en ratifiant immédiatement la demande de résiliation de Caroline et rend un avis favorable à notre demande.

PRIVATION D’USAGE DU VEHICULE REFUSEE PAR L’ASSUREUR

Serge subit un sinistre non responsable et se trouve privé de son véhicule pendant plus de 50 jours, délai qui s’est écoulé, entre le sinistre et le jour du règlement de sa voiture. Son assureur DIRECT ASSURANCES refuse de prendre en charge cette privation d’usage du véhicule invoquant que son contrat ne prévoit pas une telle garantie. Il rétorque, sur les conseils de la ligue, qu’il n’est pas dans le cadre de son contrat, mais d’un recours à l’encontre de l’assureur du responsable. Nouveau refus de l’assureur. C’est après notre intervention directement auprès de DIRECT ASSURANCES que Serge obtiendra 54 jours de privation d’usage de son véhicule, soit 648 €.

PREJUDICE CORPOREL MINIMISE

Victime d’un sinistre automobile entraînant des dommages corporels, la GMF, après sa consolidation, lui fait une proposition pour les souffrances endurées de 2/7, d’un montant de 1 500 €. Il considère que ce montant est sous estimé et réclame davantage, mais la GMF ne veut rien lui verser de plus. Après l’intervention de la Ligue, il obtiendra 500 € supplémentaires.

INDEMNITE CONTRACTUELLE SOUS ESTIMEE

François subi un sinistre grêle sur sa caravane et ne souhaite pas faire réparer, car généralement de nombreux problèmes en découlent ensuite. Il demande alors le versement du montant des réparations, d’un montant de 8 300 €, mais son assureur, les Mutuelles du Mans, lui propose seulement un préjudice esthétique de 2400 €. Il n’arrive pas à obtenir gain de cause et fait appel à l’association, qui met en avant le principe indemnitaire du contrat. En effet, rien n’oblige l’assuré qui dispose d’un contrat indemnitaire, de faire réparer et le versement du préjudice esthétique proposé par l’assureur n’est pas conforme. Finalement, François obtiendra le versement des 8 200 €, déduction faite de sa franchise.

RESPONSABILITE ARBITRAIRE INFLIGEE

Hamid est victime d’un sinistre automobile. Il remplit un constat avec l’adversaire, document qui fait nettement apparaître par le schéma, que c’est le véhicule de l’adversaire qui vient percuter celui de notre adhérent, en lui coupant la route. Son assureur MACIFILIA ne tient pas compte de cette situation et lui inflige l’entière responsabilité, sans tenir compte des dispositions du Code de la Route. Après plusieurs courriers à l’assureur et au médiateur, c’est finalement un partage des responsabilités qui sera retenu

POUR QUE LA LIGUE CONTINUE A DEFENDRE VOS DROITS
NOUS COMPTONS SUR VOTRE RENOUVELLEMENT – MERCI A TOUS


L'Union fait la Force : Adhérez à la Ligue des Droits de l'Assuré
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